Le mois de juin est celui de la désormais traditionnelle croisière collective de l’ANDF : la Route du Corail, rassemblement d’une vingtaine de bateaux pendant trois semaines avec départ et retour à Arzal.

Pour cette neuvième édition, destination La Charente : La Rochelle et ses Îles Oléron et Ré. Pas de bateau à moteur cette année parmi les voiliers, mais Patty et ses chiens étaient présents avec leur camionnette, pour prendre des photos et aider à la logistique aux escales si nécessaire.

Tout commence le 1er juin à Folleux rive sud : présentation des équipages, remise des cagnards, séance photo et une succulente paella.

On entre dans le vif du sujet le lendemain avec le passage de l’écluse et la première étape vers La Turballe ; trajet court, parfait pour une mise en jambe et vérifier que tout va bien à bord. Suivront ensuite Pornic, Port Joinville à l’Île d’Yeu, Port Olona, les Minimes à La Rochelle, Boyardville, Saint-Denis d’Oléron, le Vieux Port à La Rochelle, Saint Martin de Ré, Port Bourgenay, Saint-Gilles Croix de Vie, de nouveau l’Île d’Yeu, Pornichet, une soirée de fin de croisière à La Turballe, et le retour à l’écluse d’Arzal ou d’autres destinations pour quelques bateaux.


Les briefings et apéros pontons maintiennent la cohésion du groupe et diffusent les recommandations des organisateurs, les rappels météo et informations diverses.
Quelques journées de repos s’intercalent entre les journées de navigation, bienvenues pour parfaire le ravitaillement, faire du tourisme, réparer quelques avaries, ou simplement flâner et discuter avec les camarades.




A bord d’Oasis, le bateau de Jean-Michel, un pare-battage passe par-dessus bord le premier jour lors de rangements dans un coffre ; l’occasion rêvée pour vérifier les manœuvres d’homme à la mer que l’équipage a parfaitement menées. Probablement un geste à conseiller à tous les bateaux en début de croisière pour s’armer avant une aventure véritable aussi indésirable que stressante.
Au fil des jours, surviennent des anecdotes : une chute dans le port avec gonflage immédiat du gilet de sauvetage, voilà un modèle qui fonctionne bien ! ; une ligne de casier attrapée dans une quille, la table de l’apéro-ponton sauvée de justesse alors qu’elle commençait à partir au-dessus de l’eau, son appui terrestre devenant restreint !

Des jeux collectifs : tournoi de pétanque mené de main de maître par Seb, concours de lancer d’amarre gagné par le grand Bernard avec une distance de 46 carreaux du quai, elle est plutôt lourde cette amarre !, un concours de mimes qui s’est avéré difficile.

Des plaisirs affectifs, témoignage de l’amitié entre tous : Jacky et Eliane fêtent leurs 58 ans de mariage et organisent un magnifique pique-nique dinatoire sur le ponton dont les rillettes de maquereau maison feraient pâlir les chefs étoilés ; Marie-Anne, la doyenne des participants, souffle une bougie de plus mais conserve une éternelle jeunesse.
La solidarité est bien là : un bateau vit une panne, comme une fuite de réservoir d’eau, mais un autre possède des outils et un troisième le savoir-faire ; on s’entraide et le lendemain tout le monde peut repartir.

Quelques escales gastronomiques : les coquillages « patagos » de l’Île d’Yeu, à déguster au restaurant ou à bord, rien que le nom fait rêver, c’est déjà un voyage en Patagonie ; Philippe qui offre à partager un magnifique bar pêché le jour même et grillé au barbecue sur le quai ; sans oublier le succulent repas de fin de croisière à La Turballe avec distribution à tous de cadeaux tirés par une main innocente. La rumeur a signalé diverses recettes de maquereaux fraîchement pêchés.

A Boyardville, avant un dîner collectif, se déroule un dress-code. Cette année les participants se sont montrés inventifs ! Nous avons deux sultans se disputant une seule Angélique, des peintres britanniques impressionnants sinon impressionnistes, un marin pêcheur filet sur l’épaule avec une magnifique prise qui n’est ni une morue ni un thon mais probablement un merlu, les empereurs Néron et Caligula accompagnés par Agrippine, la troupe de la Croisière s’Amuse, des féroces pirates probablement venus des Caraïbes avec leurs voiliers pour rançonner tous les équipages, des hippies tout droit sortis de Woodstock, et tant d’autres.
Patty et ses chiens sont en mexicains, tous les trois avec un sombrero ! Surprise, le Père Noël est de passage, accompagné d’une de ses lutines, probablement un entraînement pour la dure nuit du 25 décembre à venir ; mais le Père-Noël ne se déplace pas sans cadeaux et nos deux compères distribuent à tous une pochette avec une photo festive des équipages et une autre des navires sous voiles. En prolongement de cette soirée, arrivée déguisée le lendemain au Vieux Port de La Rochelle, liesse des familles saluant le Père-Noël depuis la promenade de la longue jetée et sautant sur leurs moyens photographiques.

Des mentions particulières pour la qualité des accueils à Boyardville, La Turballe et à Saint-Gilles où une boite de sardines locales est remise à chaque navire.
L’an prochain, en 2026, se déroulera la dixième édition. Tous veulent revenir et attendent un millésime d’exception…


